L’explosion de l’usine
AZF, à Toulouse, le 21 septembre 2001, a posé
à nouveau le problème de l’information des
riverains des installations industrielles à risque. Les
divers travaux, parlementaires et administratifs, qui ont été
ordonnés afin de tirer les leçons de la catastrophe,
ont notamment insisté sur le renforcement de
l’information de ceux qui habitent près des établissements
dangereux, allant jusqu’à prôner
la naissance d’une “ culture du risque ”.
Au cours des 30 dernières années, la réglementation dans ce domaine a pourtant été enrichie de manière conséquente avec la mise en place d’une “ obligation d’informer ” pour les établissements relevant de la directive SEVESO, puis avec la création des SPPPI (Secrétariats Permanents pour la Prévention des Pollutions Industrielles) au milieu des années 1990. Tous ces dispositifs consacrent l’obligation juridique de création et de diffusion régulière de données aux populations dans les situations où existent des risques. La création des CLIC (Comités Locaux d’Information et de Concertation) s’inscrit dans cette évolution globale puisqu’elle vient renforcer les structures locales d’information.
Le CLIC est donc une instance de concertation privilégiée
pour favoriser une information et un échange de proximité.
C’est un lieu “ où l’on pose des questions
et où l’on reçoit des réponses ”.